Détail du regard peint dans Nou sé Rasin

Artiste plasticien · Bailleul

Kaplou

Les regards. Les corps.
La matière.

Créer pour s’évader. Créer pour exprimer.
Créer pour transmettre. Créer pour le lien.

Découvrir le travail

01 — Démarche

Créer pour raconter autrement

« Mes créations me permettent de communiquer autrement que par les écrits, la parole. »

Je peins d’abord pour raconter autrement. Les regards créent une présence. Ils sont souvent le premier point de rencontre avec l’œuvre. Les corps dansent, combattent, chutent, résistent ou se transforment. La matière, progressivement, quitte la seule surface. Papier, collage, argile, fibres ou éléments naturels prolongent l’image et la font parfois basculer vers le volume. Mes figures deviennent alors les supports d’une émotion, d’une histoire ou d’une tension.

02 — Œuvres choisies

Regards, corps, matières

Trois chemins traversent mon travail. Ils se rencontrent, se déplacent et permettent d’entrer dans les œuvres sans imposer une seule lecture.

01

Regards

Créer une présence.

Kaplou, autoportrait 01

Oser

Kaplou, autoportrait 01

2024 · Acrylique sur papier carton 300 g · 50 × 70 cm

Premier autoportrait. Réalisé pendant une période personnelle difficile, je choisis de m’y représenter fort, le visage relevé, comme une résistance au mouvement qui m’entraînait alors vers le bas.

Créer. S’affirmer. Puis partager.
Célia, portrait peint
Célia · 2025 · Acrylique et Posca sur papier carton · env. 45 × 60 cm
Benjamin, portrait peint
Benjamin · 2026 · Acrylique · 50 × 70 cm

Regarder

Regards

Le portrait est pour moi moins une recherche de ressemblance qu’une manière de saisir une présence. Je cherche particulièrement le regard. Il est ce qui provoque mon envie de peindre et ce qui me permet de faire circuler une émotion.

Totem Panthère

Se transformer

Totem Panthère

2025 · Acrylique sur papier carton 300 g · 50 × 70 cm

Dans la série Totem, humain et animal composent une même présence. Le regard devient le point de rencontre entre les figures et avec celui qui observe l’œuvre.

Totem Chat

Se transformer

Totem Chat

2026 · Acrylique sur papier carton 300 g · 50 × 70 cm

« Le regard devient le point de rencontre entre les figures et avec celui qui observe l’œuvre. »

02

Corps

Combattre.
Ressentir.
Danser.

4 boules de cuir

Bouger

4 boules de cuir

2026 · Acrylique sur papier carton 300 g · 50 × 70 cm

La boxe appartient à mon histoire familiale. Ce qui m’attire ici est la beauté du geste, le déplacement des corps, l’équilibre entre attaque et esquive. Sur le ring, le combat devient presque une danse.

La boxeuse amoureuse

Corps · force · émotion

La boxeuse amoureuse

Acrylique · œuvre figurative

La boxe revient ici sous un autre angle. Le gant occupe presque tout l’espace, mais derrière la puissance du geste apparaît un visage, un regard et une émotion. La figure associe combativité et vulnérabilité.

Danser

Le Duel du lac

2026 · Acrylique et pâte de modelage sur papier carton 300 g · Diptyque, 100 × 70 cm

Cygne blanc
Cygne blanc
Cygne noir
Cygne noir

Inspirée par Le Lac des cygnes, cette œuvre transpose les figures opposées du cygne blanc et du cygne noir dans deux corps masculins. Cette réinterprétation questionne les représentations du couple, du genre et certains discours présentant encore certaines relations comme « contre nature ».

La Déchéance

Chuter

La Déchéance

2025 · Acrylique sur toile · env. 75 × 115 cm

La figure est celle d’un ange qui ne l’est déjà presque plus. Il perd ses ailes et tombe parmi les hommes. Son corps devient charnel, tandis que l’expression et le mouvement de chute l’éloignent progressivement de la figure idéalisée.

« Le corps devient langage. »

03

Matière

Mémoire. Transformation. Volume.

Nou sé Rasin, œuvre mêlant peinture, collage et écriture

Matière · mémoire · transmission

Nou sé Rasin

Peinture, collage, écriture et papiers imprimés

Ici, le collage et le mot deviennent des matières à part entière. Fragments de textes, cartes, images et peinture se superposent. Le créole s’inscrit directement dans l’œuvre et relie langue, mémoire, racines et transmission.

Construire l’image par couches, faire dialoguer les visages, les mots et les papiers, puis laisser chaque matière conserver sa propre voix.

L’Élan des profondeurs, vue d’ensemble
L’Élan des profondeurs, détail du regard et de la matière

Respirer

L’Élan des profondeurs

2025 · Argile autodurcissante, papier mûrier, acrylique et aquarelle artisanale · env. 21 × 29,7 × 20 cm

Première véritable sculpture réalisée dans le contexte d’Atelier Art en Partage. Elle évoque un être immergé dans des eaux froides et obscures qui cherche à rejoindre la surface.

Briser la glace. Retrouver l’air.
« Les poissons sont les oiseaux des mers. »
Pla_Kat, Ciel d’orages

Plonger

Pla_Kat, Ciel d’orages

2026 · Argile autodurcissante, papier mûrier, acrylique et aquarelle artisanale · Socle en béton brut · env. 40 × 20 × 10 cm

Les poissons me fascinent par leurs mouvements, leurs couleurs, leurs reflets et la diversité de leurs formes. Les bettas m’intéressent particulièrement : leur petite taille contraste avec leurs voilures spectaculaires et leurs comportements.

03 — L’artiste

Kaplou dans son atelier

Créer pour relier

Depuis l’enfance, j’observe.
Les détails minuscules, les pétales, les insectes, les objets oubliés.
Créer a toujours été une façon d’habiter le monde à distance.

Je suis né à Lens, au cœur des terrils, dans un paysage marqué par la matière, les reliefs et la mémoire enfouie.

J’ai passé une grande partie de mes vacances d’enfance près d’Arras, au bord de la Scarpe, entre eau, terre et végétation.

J’ai sillonné le Nord-Pas-de-Calais qui m’inspire encore aujourd’hui : Frévin-Capelle, Lille, Orchies, Wingles, Douai, Calais, Valenciennes, Béthune, Vendin-le-Vieil, Boulogne-sur-Mer, Saint-Omer…

« J’y ai trouvé des paysages, des matières, des présences.
Et sur le large de Dunkerque, j’ai trouvé l’amour. »

Aujourd’hui, je vis et travaille au pied du Mont Noir, dans les Flandres. Ces territoires traversent naturellement mon travail. Ils nourrissent une relation sensible à la matière, au vivant et à ce qui circule en silence.

Je ne peins pas seulement des formes. Je cherche à rendre visible ce qui ne se voit pas immédiatement. Des fragments d’histoires sans mots, mais profondément présents.

La création est devenue un passage. Un moyen de traverser mes émotions, de leur donner une matière, une présence.

« Je crée des œuvres qui demandent du temps.
Je ne cherche pas à impressionner, je cherche à toucher. »

Je travaille de manière instinctive, en mêlant figures humaines, animales et éléments naturels. Chaque œuvre devient une rencontre, un équilibre entre force et sensibilité.

Parfois, j’intègre directement le vivant à mes créations. Plantes, matières organiques, structures minérales… comme si l’œuvre continuait de respirer au-delà de moi.

Autodidacte, j’ai construit mon langage en dehors des cadres, guidé par l’intuition et l’expérimentation. Mon travail a notamment été exposé en Belgique, lors d’une collaboration avec Iz’art à Iseghem.

Aujourd’hui, je crée pour relier. Relier l’humain à lui-même, à l’animal, à la nature et à la matière.

« Chacune de mes œuvres est une pièce unique,
réalisée à la main dans mon atelier. »

Parcours

Une pratique construite hors des cadres

Mon parcours artistique ne commence pas par une formation académique. Issu d’un milieu modeste où l’art était peu présent, je me suis d’abord orienté vers des études horticoles, avant de travailler dans l’accompagnement, notamment comme Accompagnant d’élèves en situation de handicap (AESH).

Retour aux racines exposée à Izegem lors d’IZART
Retour aux racines · IZART, Izegem · 2023
  1. Pendant le confinement, dessiner, peindre et bricoler deviennent une manière de m’évader, d’expérimenter et d’exprimer autrement ce que les mots ne permettent pas toujours de dire.

  2. Deux années à l’École municipale d’arts plastiques Benoît Dupuit de Bailleul.

  3. Retour aux racines est sélectionnée pour IZART, dans le cadre du jumelage Bailleul-Izegem. Cette première confrontation à un public extérieur participe progressivement à l’acceptation du mot artiste.

  4. Naissance d’Atelier Art en Partage. Je peins en direct et commence à déposer certaines créations dans la ville pour provoquer des rencontres inattendues.

  5. Sous le nom de Kaplou, je développe ma pratique entre peinture, matière, volume et projets de partage.

Détail des matières de Retour aux racines
Détail des matières de Retour aux racines

05 — Projets en construction

Ce qui prend forme

Des recherches ouvertes, appelées à évoluer au fil des essais, des rencontres et des matières.

Projet 2026—2027

Harengs Partage

Créer → Confier → Déposer → Découvrir → Partager

Harengs Partage prolonge les expérimentations d’Atelier Art en Partage. Le hareng devient une forme commune, liée à mon ancrage dans les Hauts-de-France et à mon travail autour du monde aquatique.

Certaines pièces seront exposées. D’autres seront confiées, déposées ou abandonnées pour provoquer des rencontres inattendues. La personne qui trouve une œuvre reste libre de la garder ou de la faire voyager.

Le hasard, la rencontre et même la disparition possible de l’œuvre font partie du projet.

Recherche autour des matières et du vivant

Jardin de Méduse

Le projet fait référence à la figure mythologique de Méduse, dont le regard transforme en pierre. Cette métamorphose devient le point de départ d’un dialogue entre le minéral et le vivant. Moulages, béton, bois et sable rencontrent les lichens, les mousses et les plantes pour composer un territoire en évolution.

Le Jardin de Méduse se construit comme une recherche vivante, où la matière semble tour à tour se figer, s’altérer et reprendre vie.

Moulages, essais de matières et recherches végétales seront ajoutés au fil du travail.

Un geste pour l’atelier

Soutenir l’artiste

Un voilier aux voiles traversées de projections de peinture
« Si mon travail t’a fait ressentir quelque chose… tu peux souffler un peu de vent dans mes toiles. »

Chaque soutien, même discret, aide l’art à vivre au-delà de l’atelier. Il me permet de créer, d’exposer, de faire voyager mes œuvres et les émotions qu’elles portent.

Soutenir mon travail, c’est, à ta manière, faire partie du voyage. Merci.

Soutenir l’artiste

06 — Contact & perspectives

Une envie,
un projet ?

Aujourd’hui, je souhaite poursuivre la construction de ma pratique, développer mes recherches autour du corps, du vivant et de la matière, et rencontrer de nouveaux lieux de diffusion.

Contacter Kaplou
Instagram · @Art_en_partageBailleul · Hauts-de-France